Quelles sont les exigences sécurité d’usage de l’escalier situé dans la circulation commune ?

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De nombreux établissements comportent des étages et ce, afin d’optimiser l’espace nécessaire et offrir davantage de superficie en termes de services. Cela sera le cas pour les EHPAD, les hôpitaux, mais aussi les écoles par exemple. L’installation d’un escalier oblige à respecter différentes normes que nous expliquons ici.

Ce qu’il faut retenir sur la sécurité dans les escaliers en circulation commune

Dans beaucoup de lieux et établissements comportant des étages, il existe des parties communes ; c’est-à-dire des zones susceptibles d’être utilisées en même temps par plusieurs personnes.

Des aménagements ou des équipements sont créés pour assurer et garantir la sécurité de ces usagers et c’est notamment le cas pour les escaliers.

Même si le bâtiment comprend également un ascenseur, l’escalier ou les escaliers seront construits en respectant les exigences de sécurité suivantes.

La largeur minimale entre les mains courantes, y compris sur les paliers intermédiaires ne peut pas être inférieure à 120cm, sachant que leur hauteur doit être comprise entre 85 et 90 cm et être prolongée sur les première et dernière marche, sans toutefois dépasser de plus de 15 cm ; pour que cela n’empiète pas sur la zone de circulation.

En ce qui concerne la hauteur de marche, elle ne doit pas dépasser 16 cm, pour un confort d’utilisation pour toute personne. C’est la hauteur des marches qui va déterminer leur profondeur.

D’autres points sont à voir, concernant les nez de marches qui ne doivent pas être glissants ou saillants. Une bande contrastée de la largeur de la marche doit apparaitre sur les première et dernière marche de l’escalier.

Pas question pour de tels escaliers de ne pas mettre de contremarche. Par contre, cette exigence ne s’applique pas aux escaliers de secours extérieurs qui peuvent ne pas en avoir.

La présence de paliers intermédiaires suppose de répondre à d’autres obligations notamment en termes de mains courantes.

Outre la conception bien spécifique d’un tel escalier, ce dernier devra être éclairé : il faut pouvoir monter et descendre de manière aisée en toutes circonstances, même si un sinistre se déclare. Le type d’éclairage répond là encore à des critères bien précis qui sont spécifiés dans différents documents relatifs à l’accessibilité.

Qui contacter pour avoir un escalier aux normes ?

Les exemples donnés ci-dessus ne représentent qu’une infime partie des éléments à prendre en considération quand on souhaite avoir un escalier aux normes.

Il est évident qu’il faut passer par un spécialiste pour sa fabrication. Il est donc impératif de se tourner vers un escaliéteur ; un artisan ou une entreprise spécialisé dans ce type de structures et qui les élabore sur-mesure en tenant compte de certaines spécificités propres à chaque bâtiment, notamment si ce dernier est préexistant et qu’il s’agit de le mettre aux normes dans le but d’y accueillir du public.

Pour le professionnel ou le responsable d’établissement, l’escalier n’est pas la seule structure sur laquelle il va devoir porter toute son attention s’il souhaite pouvoir recevoir du public dans les conditions édictées légalement pour les ERP.

Cependant pour ses escaliers intérieurs il peut compter sur le savoir-faire des artisans pour avoir un escalier qui réponde non seulement aux normes mais soit aussi facile à emprunter par tous types de publics et ce, en toute sécurité.

Si cela ne sera pas vrai pour un escalier extérieur, pour lequel on recommande le plus souvent de recourir à de l’acier, pour des raisons pratiques, un escalier dans un établissement recevant du public ou des usagers peut tout à fait être en bois.

Ce matériau robuste est fait pour durer dans le temps, peut être facilement réparé en cas de besoin et apporte une touche de chaleur dans un bâtiment parfois froid.